Comment refaire mon assainissement individuel, comment m’y prendre ?
Vous venez de recevoir un contrôle SPANC défavorable ? Votre ancienne fosse septique n’est plus conforme ? Vous achetez ou vendez une maison avec un assainissement individuel à refaire ?
Pas de panique.
La remise aux normes d’un assainissement autonome suit un processus précis. En connaissant les bonnes étapes et les bonnes questions à vous poser, vous éviterez les erreurs, les dépenses inutiles et les mauvaises surprises.
Chez Activ’R, nous accompagnons depuis plus de 30 ans les propriétaires des Bouches-du-Rhône (13), du Vaucluse (84), du Var (83), du Gard (30) et des Alpes-de-Haute-Provence (04).
Avant de commencer : pourquoi refaire son assainissement ?
Comment refaire son assainissement autonome ? C'est une question que se posent de nombreux propriétaires lorsqu'une installation est déclarée non conforme par le SPANC...
Les raisons sont nombreuses :
✅ installation trop ancienne
✅ fosse septique hors normes
✅ contrôle SPANC défavorable
✅ pollution du terrain
✅ odeurs
✅ terrain devenu constructible
✅ agrandissement de la maison
✅ vente immobilière
Dans certains cas, lorsque le SPANC identifie un risque sanitaire ou environnemental, des travaux de mise en conformité peuvent être exigés dans les délais prévus par la réglementation. Avant tout chantier, le projet doit généralement être soumis au SPANC pour contrôle de conception, puis les travaux sont vérifiés avant remblaiement.
Les 12 questions à se poser avant de refaire son assainissement
1. Mon installation est-elle vraiment non conforme ?
Le rapport du SPANC indique précisément :
- conforme
- conforme avec réserves
- non conforme
- danger sanitaire
- pollution
➡️ C’est ce document qui détermine les suites à donner.
2. Puis-je conserver une partie de mon installation ?
Parfois oui.
Exemple :
- fosse conservée
- poste de relevage conservé
- réseau existant réutilisable
Chaque projet est différent.
3. Quel est mon type de terrain ?
Le sol est l’élément le plus important.
Il faut connaître :
- la perméabilité
- la présence de roche
- l’argile
- la pente
- la nappe phréatique
- les contraintes hydrauliques
Une étude de sol permet de choisir la filière adaptée au terrain et au projet.
Tableau de classification de la perméabilité des sols (Essai de Porchet)

Comment interpréter ce tableau ?
- K < 15 mm/h : le sol infiltre mal les eaux usées. Une filière compacte ou une solution spécifique est souvent privilégiée.
- K entre 30 et 100 mm/h : c’est la plage idéale pour installer un épandage traditionnel.
- K supérieur à 500 mm/h : le sol est très perméable. Les eaux risquent de traverser le terrain sans être suffisamment épurées ; une étude de conception est indispensable. Contactez Activ’R
À savoir
La perméabilité du sol est déterminée lors d’une étude de sol ANC grâce à un essai de perméabilité (essai de Porchet). Cette mesure, exprimée en mm/h, est l’un des principaux critères permettant de choisir la filière d’assainissement non collectif la plus adaptée au terrain.
Important : les seuils de perméabilité constituent des repères techniques. Le choix définitif de la filière dépend également de la nature du sol, de la pente, de la profondeur de la nappe phréatique, de la surface disponible, des contraintes réglementaires locales et des prescriptions du SPANC.
La classification de la perméabilité des sols est un élément essentiel pour dimensionner correctement un assainissement autonome. Une mauvaise interprétation des résultats peut entraîner un dysfonctionnement de l’installation, un refus du SPANC ou des coûts de remise aux normes importants.
4. Combien d’Équivalents Habitants (EH) faut-il ?
Le dimensionnement dépend :
- du nombre de chambres
- des pièces principales
- du projet futur
- Le tout donne un nombre d’Equivalent Habitant (EH)
Il est inutile de surdimensionner…
…mais dangereux de sous-dimensionner.
5. Quelle filière choisir ?
Les solutions les plus courantes sont :
- fosse toutes eaux avec épandage
- filtre compact
- micro-station
- filtre planté
- autres filières agréées
Le meilleur choix dépend toujours :
- du terrain
- du budget
- de la place disponible
- de l’utilisation de la maison
6. Ai-je suffisamment de terrain ?
Certaines installations demandent :
- peu de surface
- beaucoup de surface
Les distances réglementaires doivent également être respectées :
- habitation
- limites de propriété
- arbres
- puits
- forage
7. Mon terrain est-il accessible aux engins ?
Cette question est souvent oubliée.
Il faut prévoir :
- mini-pelle
- camion
- évacuation des déblais
- accès chantier
8. Quel sera le coût global ?
Ne pas regarder uniquement le prix de la cuve.
Le budget comprend souvent :
- étude de sol
- étude de conception
- dossier SPANC
- terrassement
- fourniture
- pose
- remblaiement
- contrôles
- remise en état
9. Qui s’occupe des démarches administratives ?
Un bon installateur accompagne généralement son client pour :
- le dossier SPANC
- les plans
- les documents techniques
- le suivi administratif
Activ’R si vous le souhaitez s’occupe de tout.
10. Mon entreprise possède-t-elle les assurances ?
Toujours demander :
- assurance décennale
- responsabilité civile
- références de chantiers
11. Comment sera entretenue l’installation ?
Certaines filières demandent :
- peu d’entretien
D’autres :
- visites régulières
- contrat annuel
- vidanges
Le coût d’exploitation doit être pris en compte dès le départ.
Nous pouvons également mettre en place un contrat d’entretien.
12. Existe-t-il des aides financières ?
Selon votre commune, votre agence de l’eau ou votre collectivité, des aides peuvent parfois être disponibles pour certains projets de réhabilitation. Renseignez-vous auprès de votre SPANC ou de votre collectivité avant de commencer les travaux.
Les 8 étapes d’une remise aux normes
Étape 1 : contrôle SPANC
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Étape 2 : étude de sol
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Étape 3 : choix de la filière
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Étape 4 : validation SPANC
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Étape 5 : devis détaillé
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Étape 6 : réalisation des travaux
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Étape 7 : contrôle avant remblaiement
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Étape 8 : réception de l’installation
Ce déroulement correspond au processus généralement prévu pour une réhabilitation d’ANC en France.
Les erreurs les plus fréquentes
❌ Choisir uniquement le devis le moins cher.
❌ Ne pas faire d’étude de sol.
❌ Acheter une micro-station sans étude préalable.
❌ Oublier les contraintes du terrain.
❌ Faire remblayer avant le passage du SPANC.
❌ Ne pas anticiper les coûts d’entretien.
Pourquoi faire appel à Activ'R ?
Depuis plus de 30 ans, Activ’R accompagne les particuliers et les entreprises dans leurs projets d’assainissement autonome en région PACA.
Nous vous proposons :
- une étude personnalisée de votre projet ;
- des conseils neutres pour choisir la filière la plus adaptée ;
- un accompagnement dans les démarches avec le SPANC ;
- une installation conforme aux exigences réglementaires ;
- un suivi jusqu’à la réception des travaux.
Nous intervenons dans les Bouches-du-Rhône (13), le Vaucluse (84), le Var (83), le Gard (30) et les Alpes-de-Haute-Provence (04).
FAQ
Peut-on refaire son assainissement sans étude de sol ?
Dans la plupart des projets de création ou de réhabilitation, une étude de sol et de définition de filière est fortement recommandée, et elle est souvent demandée par le SPANC pour valider le projet.
Puis-je installer moi-même mon assainissement ?
La réglementation permet au propriétaire de réaliser les travaux, mais le projet doit être validé par le SPANC et les travaux contrôlés avant remblaiement. En pratique, il est généralement conseillé de faire appel à une entreprise spécialisée.
Combien de temps durent les travaux ?
La pose dure généralement de 2 à 5 jours, selon la complexité du chantier, auxquels s’ajoutent les délais d’étude, d’instruction du dossier par le SPANC et de planification.
Quel est le meilleur système ?
Il n’existe pas de solution universelle. La meilleure filière est celle qui est adaptée à votre terrain, à votre habitation, à votre budget et aux prescriptions du SPANC.
